Ce n’est pas un secret, la pollution ne vient pas uniquement de l’extérieur.
L’air de nos maisons est loin d’être sain. Pour contrer le problème de façon très naturelle, pensez aux plantes. C’est prouvé, elles ont un véritable pouvoir assainissant.
Toutes les pièces sont concernées et en ville comme à la campagne. Du sol au plafond, les revêtements – les moquettes, les parquets – les meubles en aggloméré, les équipements audiovisuels, la cheminée et autres appareils de chauffage, les peintures murales et les produits nécessaires au nettoyage et à l’entretien, sont autant de sources de pollution de l’air.

 

Source : Pascale Huby ; journal de la mutuelle du midi mai-juin 2010.


Il y a 20 ans, le Dr William Wolverton, un spécialiste américain des sciences de l’environnement à la NASA, affirmait que les plantes d’intérieur sont de formidables agents de dépollution. Ses premiers travaux ont été vérifiés par de nombreuses équipes de chercheurs à travers le monde. C’est donc confirmé : certaines plantes d’intérieur éliminent des produits chimiques présents dans l’air des habitations, et notamment le formaldéhyde, le benzène et le trichloréthylène.


Les conclusions des recherches menées sur le sujet insistent sur le fait qu’une seule plante n’élimine pas tous les types de polluants. Différentes variétés doivent donc être utilisées, pour une action dépolluante large et complémentaire.

Un échange gazeux Le principe de dépollution repose sur l’échange gazeux.

Les polluants de l’air sont absorbés par les feuilles. Des micro-organismes vivants dans les racines convertissent les polluants en produits organiques qui servent alors à nourrir les plantes. La plante émet ensuite de la vapeur d’eau, par un processus de transpiration, et améliore ainsi le taux d’humidité dans la maison ainsi que le taux d’oxygène. Plus les plantes sont grosses, plus la surface des feuilles est importante et plus l’échange gazeux est important.
Il n’est pas difficile de mettre en oeuvre le processus chez soi, puisque les plantes les plus efficaces pour dépolluer l’air sont couramment utilisées en décoration intérieure… L’aloe vera et le philodendron éliminent efficacement le formaldéhyde. L’azalée absorbe, quant à elle, l’ammoniac, le chrysanthème s’attaque au trichloréthylène, le chlorophytum débarrasse du monoxyde de carbone, le lierre et la sansevieria éradique le benzène. On estime que la meilleure efficacité est obtenue par un minimum d’une plante pour 9 m². La multiplicité des plantes et leur taille assurent un résultat proportionnellement plus important.


Les plantes peuvent être installées dans toutes les pièces, y compris les chambres. En effet, contrairement à une idée reçue, le rejet en monoxyde de carbone par les plantes d’intérieur durant la nuit est négligeable, en comparaison avec la quantité d’oxygène rejetée dans la journée.

Les plantes championnes


Le Dracaena marginata (= dragonnier de Madagascar) lutte contre la plupart des Composés Organiques Volatils (COV) émis par la fumée de cigarette, la peinture, l’encre, les parfums d’ambiance et les matériaux de construction.


Cereus peruvianus (= le cactus colonnaire) absorbe les ondes émises par le four à micro-ondes, les écrans d’ordinateur ou de télévision et les autres appareils électroménagers. En plus, il est facile d’entretien et demande peu de soins.


Chrysalidocarpus lutescens (= le palmier d’Arec) absorbe efficacement les émanations toxiques des désodorisants, du tabac, des fenêtres en PVC ou encore du papier peint et de la moquette collée.


Peinture, parfum d’ambiance, produits d’entretien et même vernis à ongles…sont parfaitement filtrés par le palmier nain (Chamaedorea elegans)